De l'actu fraîche

Tout ce qui se passe de croustillant autour de nous !

  • Elodie

Faim d’expérience gustative

Une envie de bien manger, de découvertes culinaires, d’un bon moment entre amis et nous voilà à réserver une table pour 4 dans l’Atelier Pierre Sang on Gambey.

Le rendez-vous est pris, nous nous retrouvons le samedi 4 novembre pour un menu découverte en 6 services, dont nous ne connaissons pas la composition.

On nous promet là une expérience sensorielle intacte puisque dénuée de tout jugement ou autre à priori.

L’expérience révèle alors tout son intérêt dans son aspect ludique, la traque à l’ingrédient devient une concentration sur l’instant qui abouti à un moment d’échange sans commune mesure.


Un dîner tout sourire

Je fais ici référence au portrait de Pierre Sang, peint à la main et qui trône sur l’un des murs en briques rouges.

Une toile gigantesque, colorée, lumineuse et un chef qui sourit naturellement à pleines dents comme pour rappeler que même s’il n’est pas physiquement là, c’est bien à sa cuisine que l’on va goûter ce soir.

Le cadre lui aussi suggère la convivialité, ici on partage de grandes tables d’hôtes en bois brut, on a un œil (et le nez surtout) sur la cuisine ouverte et les bouteilles de vin qui nous entourent - qu'elles soient pleines ou vides - nous indiquent qu’il fait bon vivre chez Pierre Sang.

Bien installés et pris en main par une équipe aux petits soins, nous n’avons d’autres choix que de nous laisser porter par la chaleur ambiante et par le menu du chef.


Une palette colorée

Nous ne sommes pas en reste côté cuisine, il y a du beau monde dans l’assiette.

Pierre Sang manie techniques et produits de saison pour nous proposer une composition digne d’un grand peintre : couleur, relief, textures, plaisirs sensoriels, émotion, tout y est !

Le repas se décline en 6 mets, et absolument rien ne nous est annoncé avant la dégustation afin que nous devinions par nous même.

Le contenu de l’assiette ne nous est révélé qu’une fois le plat terminé.



1. Une bouche plus qu’amusée

Brioche perdue, oursin et sa bisque déclinée façon mousse, pissenlit/vinaigrette.


De prime abord, une fine mousse cache l’oursin et une partie de la brioche, on sent tout de même l’air de la mer nous caresser les narines.

Une fois l’ensemble en bouche, l’équilibre est parfaitement étonnant : le moelleux et le sucré de la brioche est un lit de choix pour l’oursin et sa mousse ultra volatile au goût finement iodé, qui se voient bousculés par l’amertume du pissenlit et l’acidité de sa vinaigrette.

Un bel équilibre en bouche pour une sensation explosive !


2. Une entrée en matière veloutée

Dés de céleri, chips de betterave croustillantes, copeaux de chocolat et de châtaigne, accompagnés d’un velouté de châtaigne à la vanille.


Assiette creuse de mise pour ce plat dont on vient masquer le contenu en l’arrosant d’un velouté rosée à l’odeur doucement sucrée.

Une entrée déroutante où le sucré-salé est clairement le parti pris ici : ça croustille sous la dent, c’est chocolaté, et des petits dés moelleux de céleri viennent rafraîchir l’ensemble.

L’alliance est inhabituelle mais tellement douce et ronde - comme un retour à l’enfance - que l’on y replonge la cuillère sans se faire prier.



3. Un poisson parfait bien condimenté

Lieu jaune confit au beurre, betterave jaune, navet, concombre pickles, chips de pomme, vinaigrette au Ras el-hanout, pousses de moutarde.

I

l n’y a rien à dire, ce poisson était parfaitement bien accompagné, des légumes croquants, de l’acidité, des épices choisies, une chips de pomme croustillante et concentrée en sucre, tout était balancé !

J’insisterai tout de même sur la star du plat selon moi : un poisson à la cuisson incroyable, d’un fondant incomparable, d’un nacré précieux et d’un fin goût de beurre que l’on serait heureux de le manger tel quel.

Alors je vous laisse imaginer l’alliance poisson / garniture / assaisonnement, le trio gagnant !



4. Un air de bibimbap bistronomique

Suprême de volaille cuit vapeur mariné au gingembre et à la citronnelle, galettes de riz et nori, pickles de chou rouge, cébette braisée, prune caramélisée, sauce ssamjang.


Avec ce plat, Pierre Sang nous fait voyager sans tergiverser au cœur de ses origines, la Corée.

Le mélange suprême tendrissime / riz croustillant / chou fondant relevé d’une sauce ssamjang maison est un mariage sans fausses notes où l’on a plaisir à retrouver des saveurs d’Asie incontournables comme la citronnelle, le gingembre et la cébette.



5. Un fromage sur lit rouge

Brillat-savarin sur une purée de muscat et raisin, tuile de graines de lin.


Une fois n’est pas coutume, le raisin accompagne le fromage, ici dans sa version la plus simple et non-alcoolisée. De la purée de fruit, sucrée à souhait avec pépins qui croquent sous la dent compris.

Ce fromage de vaches Bourguignonnes, ultra frais, est une douceur pour le palais, il fond comme un glaçon en bouche et devient encore plus gourmand lorsqu’accompagné de sa purée de fruits, rouge.



6. Une revisite de la poire chocolat

Poire pochée au vin blanc, financier, crémeux au chocolat, sorbet poire et fève tonka, gelée poire / Armagnac, tuile grué de cacao et sarrasin, pousses de betterave et amandes effilées.

Finir en douceur sur un dessert régressif en déclinaison de textures. C’est frais, léger, gourmand, craquant, et nous sommes définitivement conquis.








Une toile réussie

Expérience garantie, tout le monde s’est prêté - avec enthousiasme, curiosité et défi - au jeu du “qu’y a t-il dans mon assiette ?”

De belles découvertes tant sur les produits, les textures que les mariages des saveurs, nous avons très bien dîné et innocemment flirté avec toutes sortes d’émotions.

Nous finissons sur une note carrément abordable versus le contentement de nos papilles : 49€ par personne pour 6 mets, vin non compris (compter au minimum une cinquantaine d’euros par bouteille).

Le menu change toutes les 2 semaines, alors nous recommandons vivement l’expérience à l’Atelier Pierre Sang on Gambey.


A partager sans modération !

Culinairement vôtre,


Elodie


PS : les photos ne sont pas top, qui dit dîner dit lumière artificielle ! De plus elles ont été prises à l'IPhone, et rapidement pour ne pas trop empiéter sur l'instant présent ! Elles en restent néanmoins représentatives.


#pierresang #pierresangongambey #bistronomie #decouvertesensorielle #diner #mangercestlavie #food #foodidees #foodactus

  • Elodie


Oui, manger bio c’est bien.


C’est bon pour la santé, et c’est meilleur en goût.

C’est aussi valoriser une agriculture raisonnée, qui respecte la nature et l’environnement.

Oui, tout cela est vrai.

Cependant, n’oublions pas que derrière chaque produit acheté il y a un business.

Que ce soit notre maraîcher qui achète direct producteur bio ou la marque de distributeur, au final chacun capitalise sur le bio pour ses raisons.

Soyons consom’acteurs, alleons plus loin que l’étiquette et interrogeons-nous sur nos produits.

Manger bio, c’est bien, être conscient de ce que l’on mange, c’est mieux !



Les labels.


Le label français AB créé en 1985, dont les règles ont été alignées sur celles de l'Union européenne en 2010.

Si l’on retrouve parfois les 2 logos côte à côte c’est que le label français est plus connu, il devrait progressivement disparaître pour laisser place au label européen uniquement.



Le saviez-vous ?


1. VERT ne veut pas dire bio.

Attention au #greewahing (définition)


2. Bio ≠ LOCAL.

Le label AB ne garantie pas l’origine française puisqu’il s’est harmonisé au label européen qui cautionne le « hors UE »

Quant à l’agriculture UE, elle peut rester très vague : ce sont les producteurs qui choisissent ou non d’apposer une origine plus précise


3. Le 100% bio n’existe pas, seulement 95% garanti.

Pour les produits transformés seulement une partie peut-être issue de l’agriculture biologique (voir l’étiquette pour connaître la proportion)

Mixité des productions bio et non bio acceptée

L’alimentation des porcs et volailles peut contenir jusqu'à 5% d'aliments non bios


4. Traces d’OGM autorisées à hauteur de 0,9 %.


5. Le bien-être animal n’est pas toujours la priorité.

Surface des bâtiments de poules pondeuses non limitée

Ecornage et attache autorisés

Pas de limite dans la durée de transport des animaux vivants


6. Pas de normes éthiques.

Niveau des salaires, respect du droit du travail (notamment pour les saisonniers hors UE), pas encadré du tout


7. Des produits certifiés hors UE avec des règles moins strictes.

Certifiés par des organismes étrangers mais qui obtiennent le label une fois en Europe


8. L’environnement qui en prend quand même un coup

Parfois beaucoup de transport entre le pays de production et de consommation : une cause importante des émissions de gaz à effet de serre

Beaucoup d’emballages inutiles


9. Pas forcément meilleur pour la santé.

Moins de pesticides, c’est sûr, mais en fonctions des produits, des études montrent que l’on ne retrouve pas de grandes différences de nutriments entre du bio ou non


10. Tout n'est pas ROSE.

Mafia, corruption, contrefaçon, le monde de l’agriculture biologique n’y résiste pas malheureusement.



La morale de l’histoire.


Business is Business, le marketing est partout alors restons attentifs et apprenons à nous renseigner sur ce que nous mettons vraiment dans nos assiettes.


⚠️ Attention ⚠️

Ce n’est pas un article qui vise à détruire le bio ici ! Juste à éveiller votre curiosité sur ce que vous consommez.

Heureusement, il y a de très bons produits bios qui sont respectueux des hommes, des animaux et de l’environnement. 😉

Avant, j’achetais bio par automatisme, parce qu’une petite voix me disait que c’était bien.

À présent j’ai conscience que même avec des labels, il faut rester curieux de ce que l’on mange.


Pour info d’autres labels existent. Mais c’est par ce qu’ils sont plus stricts qu’ils peinent à être utilisés et donc à être connus. En voici 2 qui gagnent à être connus !

Bio Cohérance et Nature & Progrès.


Hâte d’avoir vos avis à ce sujet.


Elodie


Les sources

http://www.agencebio.org

http://www.huffingtonpost.fr/2012/10/15/quest-ce-quon-mange-quand-on-mange-produits-bio_n_1967885.html

http://www.bioconsomacteurs.org/agir/agir-au-quotidien/conseils-pour-manger-bio/alimentation-responsable-quels-labels-se-fier

http://www.60millions-mag.com/2011/01/05/quel-label-bio-se-fier-8052


#bio #labelbio #abbio #biocoherence #natureetprogres #agencebio #consomacteurs #foodidees

Mis à jour : 6 oct. 2017



Je mange donc je suis


Vous l’aurez remarqué, nous sommes en plein dans la tendance « je veux savoir ce que je mange ».


Pourquoi ?

  1. Parce que l’industrie de grande consommation commence à atteindre ces limites :

  • Trop de choix, tue le choix

  • Elle nous cache des choses : provenance, ingrédients, traitements

  • Il n’y a plus de saison, des tomates* toute l’année ? Oui, oui ! (D’ailleurs saviez-vous que la chine est le 1er producteur mondial de tomate ? Je vous invite à taper « tomate de chine » dans google…vous n’allez pas être déçus !)

  • Dans certains cas, la nature et les animaux ne sont plus respectés

  • Des produits peu nutritifs souvent trop gras, trop sucrés, trop salés

  • Elle écrase les petits producteurs et artisans en dictant le marché

  • Et avec ça, nous n’avons pas toujours un prix défiant toute concurrence


2. Parce que chacun à notre rythme, nous nous éveillons à notre propre consommation, à ses effets sur notre santé et nous souhaitons réinvestir nos cuisines (#DIY)

C’est alors que les industriels, à coup de ruses marketing nous parlent avec les mots que nous souhaitons entendre : « frais », « saison », « local », « bio », « éthique », « responsable », «durable » etc.

Mais entre manipulations commerciales et réelle prise de conscience, nous sommes parfois perplexes devant tous ces termes.


Discerner le vrai du faux


Voici donc un petit guide succinct pour décrypter ce qui se cache derrière ces mots.


Manger FRAIS c’est :

  • Ne pas manger de préparations industrielles toutes faites

  • Contrôler sa santé via son alimentation (moins de sel, sucre, matières grasses, ingrédients de synthèse etc.)

  • Cuisiner soi-même, forcément !

  • Adapter les quantités à ses besoins : moins de surconsommation et moins de gaspillage

Manger DE SAISON c’est :

  • Respecter la saisonnalité des produits. (Il est d’ailleurs facile de trouver des calendriers de fruits et légumes, poissons, fromages etc. sur internet)

  • Aller chez les petits commerçants qui connaissent leurs produits plutôt qu’au supermarché

  • Respecter les savoir-faire

Manger LOCAL c’est :

  • Se contenter de ce qui se trouve autour de soi

  • Respecter le cycle des saisons et de la nature

  • Soutenir l’économie locale

  • Ne pas cautionner la surproduction

  • Valoriser un savoir-faire, un terroir

  • Préserver l’environnement : moins de produits chimiques utilisés et un bilan carbone atténué

Manger BIO c’est :

  • Consommer des produits issus de l’agriculture biologique : qui ne sont pas traités chimiquement avant et après récolte

  • Mieux manger : pas d’exposition aux pesticides, goût et nutriments préservés

  • Protéger la planète et les êtres vivants

  • Ne pas cautionner la surproduction

Manger ÉQUITABLE c’est :

  • Opter pour un commerce qui valorise les producteurs

  • Respecter le savoir-faire des producteurs c’est aussi manger local

  • Payer le prix juste pour permettre aux producteurs et travailleurs de vivre de leur activité

  • Favoriser le développement des populations dans le besoin

  • Encourager les bonnes pratiques environnementales

Manger RESPONSABLE/DURABLE/RAISONNÉE c’est :

  • Éviter la nourriture sous plastique et les suremballages inutiles

  • Manger frais

  • Manger de saison

  • Manger local

  • Manger bio

  • Manger équitable


Chacun voit midi à sa porte


Que faut-il faire ?

Cela dépend de ce qui vous importe le plus.

Est-ce préserver votre santé ? La biodiversité ? L’environnement ? Les produits artisanaux ? L’économie locale ? Votre plaisir des bons produits ? Rien du tout ou tout à la fois ?

À cela je vous laisse seul juge.


Chacun fait comme il veut/peut, avec ses moyens, ses priorités et ses possibilités autour de soi.


Mes habitudes ne sont en aucun cas un exemple, mais je vous les partage pour ouvrir la discussion.

  • Je n'achète pas "tout fait", c'est meilleur et je prends plaisir à cuisiner ce que je mange.

  • J'évite les supermarchés pour les produits alimentaire.

  • Je vais au marché au moins 1 fois/semaine, les prix sont imbattables ! (avec mon caddie, fini d'accumuler des sacs plastiques qui finissent à la poubelle. 😉)

  • Je fréquente les commerçants du quartier (pour la viande par exemple) et petites épiceries pour les produits non frais (huiles, épices, condiments etc.)

  • Je ne mange pas systématiquement bio, mais en respectant la saison, j’arrive à manger local, à préserver (à mon échelle) l’environnement et à valoriser les terroirs.

  • J’essaie autant que possible de me renseigner sur le produit, la provenance, les ingrédients pour être consciente de ce que je mange.

Mon mode de consommation n’en est pas pour autant strict, il est fait de compromis, d’erreurs et autres petites exceptions.

L’important n’est-il pas d’essayer de faire de son mieux avec ses propres moyens & convictions ? 😇


Et vous, comment faites-vous vos courses ?

Des astuces au quotidien ?

Je serai ravie que vous m’en disiez un peu plus… 👍🙂


Au plaisir d’échanger avec vous !


Elodie


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